Plan du jardin du Luxembourg
comment il est organisé
Trois grandes zones, un parcours logique : la lecture claire du plan du jardin du Sénat, à Paris.
Le jardin du Luxembourg (6e arrondissement de Paris, environ 25 hectares, propriété du Sénat) s’organise autour d’un centre à la française — le palais, le Grand Bassin et son parterre — bordé à l’est par la fontaine Médicis et prolongé au sud par un jardin à l’anglaise.
- Le centre : palais du Luxembourg, Grand Bassin octogonal et parterre à la française.
- L’est : la fontaine Médicis, ombragée et à l’écart.
- Le sud : jardin à l’anglaise avec verger, rucher et Orangerie.
- Pour se repérer : partir du Grand Bassin, puis rayonner autour.
Plutôt qu’une liste d’attractions, voici une lecture claire du plan du jardin du Luxembourg : ses trois grandes zones et la manière de s’y repérer.
Le plan du jardin du Luxembourg en un coup d’œil
Le jardin du Luxembourg s’étend sur environ 25 hectares au cœur du 6e arrondissement de Paris, entre le quartier latin et Montparnasse. On l’appelle aussi le jardin du Sénat, parce qu’il appartient au Sénat, installé dans le palais du Luxembourg qui le domine au nord. C’est ce qui explique son entretien soigné et son statut de jardin public géré par une institution.
Son plan mélange trois esprits qui cohabitent sans se contredire : de larges parterres à la française autour du bassin central ; un jardin à l’anglaise plus libre, aux chemins sinueux, dans la partie sud ; et des bosquets géométriques d’arbres taillés qui font la transition. Retenir cette organisation en trois temps suffit déjà à ne pas s’y perdre : le centre est ordonné et dégagé, les bords plus ombragés et intimes.
Le cœur à la française
Le palais du Luxembourg, le Grand Bassin octogonal, le parterre régulier et sa terrasse de statues.
La fontaine Médicis
Un long bassin ombragé de platanes menant à une grotte italienne, le coin le plus calme du jardin.
Le jardin à l’anglaise
Allées courbes, pelouses libres, verger conservatoire, rucher et Orangerie.
Le cœur du jardin
le palais, le Grand Bassin et le parterre central
Le point de repère principal est le palais du Luxembourg, au nord du jardin. Devant lui s’ouvre la partie la plus photographiée : un grand parterre à la française en pente douce, organisé autour du Grand Bassin octogonal. C’est là que les enfants poussent les petits voiliers en bois, que les chaises vertes se remplissent aux beaux jours, et que le regard porte loin jusqu’aux arbres du fond.
Autour de ce parterre, une terrasse surélevée forme une balustrade ponctuée de statues. On y trouve notamment la série des reines de France et de femmes illustres, alignées comme une galerie à ciel ouvert, ainsi que plusieurs sculptures dispersées dans le jardin — dont une réduction en bronze de la statue de la Liberté. Cette partie centrale est le vrai centre de gravité du plan : tout s’organise autour d’elle.
L’est du jardin
la fontaine Médicis
À l’est du palais, à l’écart de l’agitation du bassin, se cache l’un des endroits les plus singuliers du jardin : la fontaine Médicis. Construite vers 1630 pour Marie de Médicis, elle a été déplacée à son emplacement actuel entre 1864 et 1866, contre la façade est du palais.
Son atmosphère tranche avec le reste. Une longue vasque d’eau sombre, bordée de platanes, conduit le regard vers une grotte de style italien où se love une scène sculptée. L’ombre, l’eau immobile et la végétation dense en font un coin frais et recueilli, très différent des grands espaces ensoleillés du parterre. C’est souvent le passage préféré de ceux qui viennent lire ou se poser au calme.
Le sud à l’anglaise
verger, rucher et Orangerie
En descendant vers le sud, le jardin change de caractère. La régularité française laisse place à un jardin à l’anglaise remanié au XIXe siècle par l’architecte Gabriel Davioud, avec des allées courbes, des pelouses et des massifs plus libres. C’est la partie où l’on flâne plutôt qu’on ne marche droit.
C’est aussi le domaine des curiosités vivantes du jardin. Dans l’angle sud-ouest, un verger conservatoire entretient d’anciennes variétés de pommes et de poires. Non loin, un rucher perpétue une longue tradition d’apiculture et accueille des cours. L’Orangerie, enfin, abrite l’hiver les plantes fragiles et sert le reste de l’année d’espace d’expositions. Cette zone sud est la plus vivante côté nature, à l’opposé de la mise en scène minérale du centre.
Se repérer et profiter du jardin
Le jardin possède plusieurs entrées réparties sur son pourtour, par exemple côté boulevard Saint-Michel, rue de Vaugirard, rue Guynemer ou rue Auguste-Comte. Chaque zone a ses usages : autour du bassin, on s’installe sur les fameuses chaises pour lire ou observer les voiliers ; ailleurs, le jardin propose selon les emplacements une aire de jeux, un théâtre de marionnettes, un manège, des courts de tennis, un kiosque à musique et les tables des joueurs d’échecs. Le plus simple reste de repérer d’abord le Grand Bassin, puis de rayonner autour.
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Entrer par le nord, près du palais
On démarre face au palais du Luxembourg, siège du Sénat, qui donne l’axe du jardin.
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Faire le tour du Grand Bassin
Le cœur à la française : parterre, chaises vertes, voiliers et terrasse de statues.
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Bifurquer à l’est vers la fontaine Médicis
Un crochet à l’ombre des platanes, dans le coin le plus calme et recueilli.
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Descendre vers le sud à l’anglaise
Allées courbes, verger, rucher et Orangerie avant de ressortir par le sud.
Un plan hérité de l’histoire
Cette organisation n’a rien d’un hasard. Le jardin naît à partir de 1612, quand Marie de Médicis, veuve d’Henri IV, fait édifier le palais du Luxembourg comme nouvelle résidence et dessiner autour de lui un jardin d’inspiration florentine, en souvenir de son Italie natale. Le tracé régulier du centre garde la mémoire de ce projet d’origine.
Les siècles suivants ont retouché l’ensemble sans le dénaturer : la partie sud transformée en jardin à l’anglaise au XIXe siècle, la fontaine Médicis déplacée, des statues ajoutées. Ce qui frappe aujourd’hui, c’est la cohérence du plan malgré ces couches successives — un centre à la française hérité du XVIIe siècle, des marges plus romantiques ajoutées ensuite, et partout la main visible d’un entretien soigné. Lire le plan, c’est un peu lire cette histoire à ciel ouvert.
Comment est organisé le jardin du Luxembourg ?
Autour de trois esprits : un centre à la française avec le palais, le Grand Bassin et son parterre régulier ; un jardin à l’anglaise plus libre au sud ; et des bosquets géométriques d’arbres taillés en transition. Le centre est ordonné et dégagé, les bords plus ombragés et intimes.
Où se trouve la fontaine Médicis dans le jardin ?
À l’est du palais du Luxembourg, contre sa façade est, un peu à l’écart du Grand Bassin. Construite vers 1630 pour Marie de Médicis et déplacée à cet emplacement entre 1864 et 1866, elle forme un long bassin ombragé de platanes menant à une grotte de style italien — l’un des coins les plus frais et calmes du jardin.
Quelle est la différence entre la partie française et la partie anglaise ?
La partie française, au centre et au nord, est régulière : parterres géométriques, allées droites, perspective ouverte autour du bassin. La partie anglaise, au sud, remaniée au XIXe siècle par Gabriel Davioud, joue au contraire sur des allées courbes, des pelouses et des massifs plus libres, où l’on flâne plutôt qu’on ne marche droit.
Quelle est la superficie du jardin du Luxembourg ?
Environ 25 hectares, au cœur du 6e arrondissement de Paris, entre le quartier latin et Montparnasse. C’est l’un des plus grands jardins publics de la capitale, avec une partie centrale dégagée et des zones plus boisées sur ses marges sud et est.
À qui appartient le jardin du Luxembourg ?
Au Sénat, qui siège dans le palais du Luxembourg au nord du jardin. C’est pourquoi on l’appelle aussi le jardin du Sénat : bien que largement ouvert au public, il est géré par l’institution, ce qui explique son entretien particulièrement soigné.
Une fois le plan en tête, le jardin du Luxembourg se parcourt tout seul : le bassin comme boussole, et chaque zone qui se découvre à son rythme.