Construction navale à Bordeaux
CNB, le chantier des bords de Garonne
Derrière la requête se cache surtout un chantier en activité : ce qu’il est, ce qu’il produit et la place qu’il occupe dans la filière nautique.
« Construction navale bordeaux » renvoie aujourd’hui surtout à CNB, Construction Navale Bordeaux, un chantier installé en bord de Garonne. Créé en 1987 et rattaché au groupe Bénéteau depuis 1992, il s’est spécialisé dans les grandes unités de plaisance, en particulier les catamarans de croisière des marques Lagoon et Excess, ainsi que de grands monocoques semi-custom.
- CNB : Construction Navale Bordeaux, un chantier en activité, pas un simple héritage portuaire.
- 1987, puis Bénéteau en 1992 : une histoire industrielle qui oriente vers les grandes unités.
- Trois marques : Lagoon, Excess et CNB yacht builders.
- Spécialité actuelle : les grands catamarans de croisière.
Bordeaux a une longue histoire maritime, mais quand on tape « construction navale bordeaux » aujourd’hui, on tombe surtout sur un nom : CNB, pour Construction Navale Bordeaux. C’est un chantier en activité, installé sur les bords de la Garonne, et c’est lui qui concentre l’essentiel de l’actualité industrielle nautique de la ville.
Ce que désigne « construction navale » à Bordeaux aujourd’hui
Il faut distinguer deux choses qu’on confond souvent. D’un côté, l’héritage portuaire ancien : Bordeaux fut un grand port, avec une activité de construction et de réparation navale étalée sur des siècles. De l’autre, le chantier contemporain, spécialisé dans la plaisance haut de gamme, qui n’a qu’un lien lointain avec cette histoire. C’est de ce second sujet qu’il est question ici, et c’est lui que vise la plupart des recherches.
CNB, un chantier né à la fin des années 1980
CNB a été créé en 1987. Cinq ans plus tard, en 1992, il rejoint le groupe Bénéteau, l’un des principaux constructeurs de bateaux de plaisance au monde. Ce rattachement a structuré son développement : le chantier s’est progressivement positionné sur les grandes unités, là où la valeur ajoutée est la plus forte.
Au fil des décennies, le site a accumulé un volume de production conséquent, qui le situe parmi les acteurs industriels sérieux du secteur, et non parmi les ateliers artisanaux.
Le groupe communique sur un volume de l’ordre de plusieurs milliers de bateaux construits depuis l’origine du site. C’est un ordre de grandeur, utile comme repère, à ne pas confondre avec un chiffre figé daté.
Ce que l’on construit sur les bords de la Garonne
Sous le nom de CNB cohabitent en réalité plusieurs marques, et c’est une source fréquente de confusion. Trois grandes familles de bateaux sortent du site ou de son giron.
Lagoon
La marque la plus connue, une référence mondiale du catamaran de croisière. Sa gamme couvre une large plage de tailles, de la dizaine à plus de vingt mètres, pensée pour la grande plaisance habitable.
Excess
Plus récente, elle décline elle aussi des catamarans, avec un positionnement orienté vers un programme de navigation plus sportif et un style plus dynamique.
CNB yacht builders
L’activité de grands monocoques semi-custom : des voiliers de taille importante, en partie personnalisés selon les souhaits de leurs propriétaires.
Cette répartition n’est pas figée. Le site bordelais s’est recentré, à la fin des années 2010, sur la production de grands multicoques pour les marques de catamarans. C’est aujourd’hui sa spécialité industrielle assumée.
Un site industriel adossé au fleuve
La localisation n’est pas un hasard. Le chantier occupe un vaste site en bord de Garonne, doté d’une façade fluviale qui sert directement la mise à l’eau et les essais des bateaux neufs. Pour des unités de cette taille, l’accès à un plan d’eau profond depuis l’atelier est un atout logistique déterminant.
Le savoir-faire repose sur la maîtrise de plusieurs matériaux, notamment l’aluminium et les composites, qui permettent de combiner légèreté et résistance sur de grandes coques. C’est une construction industrielle, organisée, qui mobilise des effectifs importants et un outillage lourd, assez loin de l’image romantique du chantier artisanal.
Une place à part dans la filière nautique française
La France est un pays de référence pour la construction de bateaux de plaisance, et le catamaran est l’un de ses points forts. En se spécialisant sur les grands multicoques, le site bordelais occupe un segment précis de cette filière : celui des unités de croisière habitables, exportées dans le monde entier.
Cet ancrage régional a un poids économique local, en emplois et en sous-traitance. Il illustre aussi une tendance de fond du nautisme, la montée du catamaran de croisière, devenu un format recherché pour la grande plaisance. À ce stade, CNB n’est pas un symbole isolé, mais l’un des maillons d’un secteur français solide sur ce créneau.
Que signifie CNB ?
CNB est l’abréviation de Construction Navale Bordeaux, un chantier de construction de bateaux de plaisance installé sur les bords de la Garonne. C’est lui que désigne le plus souvent l’expression « construction navale bordeaux » dans son acception actuelle.
CNB appartient-il au groupe Bénéteau ?
Oui. Le chantier a été créé en 1987 puis intégré au groupe Bénéteau en 1992. Ce rattachement a orienté son développement vers les grandes unités et la production de catamarans pour les marques du groupe.
Quelle différence entre Lagoon, Excess et CNB yacht builders ?
Lagoon est une référence du catamaran de croisière, sur une large gamme de tailles. Excess réunit elle aussi des catamarans, avec un positionnement plus orienté navigation sportive. CNB yacht builders désigne quant à elle l’activité de grands monocoques semi-custom, c’est-à-dire des voiliers en partie personnalisés.
Pourquoi un chantier naval à Bordeaux ?
La situation en bord de Garonne donne un accès direct à un plan d’eau pour la mise à l’eau et les essais des bateaux neufs, ce qui est déterminant pour des unités de grande taille. La ville dispose par ailleurs d’un tissu industriel et d’un héritage maritime ancien.
Combien de bateaux CNB a-t-il construits ?
Le groupe communique sur un volume de l’ordre de plusieurs milliers de bateaux sur l’ensemble de l’histoire du site. C’est un ordre de grandeur, à prendre comme un repère plutôt que comme un chiffre figé, qui situe le chantier parmi les acteurs industriels du secteur.
Ce qu’on appelle « construction navale » à Bordeaux tient aujourd’hui dans un chantier précis et un savoir-faire industriel. Le reste appartient à l’histoire du port, qui est une autre histoire.